1er défi : Dépasser ma peur d’écrire et d’être lu

1er défi : Dépasser ma peur d’écrire et d’être lu

2 août 2018 Non Par Patrice Junchat

Ce défi “Dépasser ma peur d’écrire et d’être lu” et son histoire est le premier article du premier jour de la vie de mon blog. Et j’en suis très heureux.

Ecrire, écrire, écrire… Waouh !!! La merveilleuse imposture. J’ai tout fait durant ma vie pour éviter cela. En même temps, en moi, il y a ce quelque chose d’impensable, le rêve fou d’écrire un livre. C’est un paradoxe aux extrêmes exprimées. Une partie de moi en a envie, en rêve, et une autre fait tout, et a fait tout ce qu’il fallait, pour ne pas le faire. C’est le constat après coup. C’est cette deuxième partie qui a gagné jusqu’à maintenant. Et je me retrouve là, aujourd’hui, devant cet écran blanc qui attend que je le couvre de mots. Je me suis mis dans une situation où je me retrouve confronté à ma plus grande hantise, celle de dépasser ma peur d’écrire et d’être lu.

Pourquoi hantise ? Là on retrouve mon histoire de petit garçon au niveau scolaire vraiment passable, voire passable + +, voire + + +.

J’étais destiné à devoir intégrer, après ma 2ème année de CP, une école spécialisée pour enfants inadaptés (donc voyez déjà le niveau…). Mes  parents s’y sont opposés. Ce qui m’a permis de continuer mon cycle d’études dans la filière standard mais avec beaucoup de difficultés et de souffrances émotionnelles. Mal-être en lien avec toutes les matières (excepté le sport et les travaux manuels). Principalement les matières du français: Dictée, grammaire, rédaction, lecture. La peur d’être jugé, critiqué, rabaissé, associé à des sentiments de honte, d’humiliation, de tristesse, de peur panique, de désespoir, était mon lot quotidien durant tout ce parcours d’apprentissage scolaire. Cela a laissé une empreinte qui a orienté l’histoire de mon existence.

Aujourd’hui je viens de m’engager dans le développement d’une activité qui repose en partie sur le fait d’écrire, de créer des articles pour les exposer aux yeux du monde, du monde entier… Bon c’est vrai qu’au départ il n’y a que ma mère comme lectrice comme le dit Olivier (Créateur de cette formation, sur la création de blog, que j’ai acheté). Donc le monde entier pour le moment se limite à une personne. Ouais, mais bon, quand même, malgré tout j’ai toujours cette appréhension en moi.

A chaque fois que je pense à écrire, dans la perspective que mes écrits soient lus, j’ai une tension très désagréable qui s’installe dans mon corps. Alors je m’organise à me trouver des choses à faire pour me libérer de cette tension. Et le pire c’est que j’en trouve, regarder la télé, faire le ménage, sortir me balader… Et en plus, avec de bonnes justifications à les faire m’amenant à repousser ce que j’avais prévu initialement. Avec malgré tout quand même une insatisfaction présente, celle de ne pas avoir satisfait l’écriture. Maintenant cette insatisfaction est quand même nettement plus supportable que l’idée de recontacter le souvenir de la douleur, de la honte, de l’humiliation, du rejet qui ré-émerge à chaque fois que je me remets en situation à vouloir m’exprimer par écrit pour être lu (je vous expliquerai dans de prochains articles ces mécanismes dont je viens de parler).

Voilà… Tout ça, c’est pour que vous compreniez un peu en quoi ce défi dans lequel je me lance est vraiment un défi pour moi. C’est un peu l’histoire de beaucoup d’entre nous aussi. De pouvoir dépasser un blocage que l’on a depuis très longtemps et qui nous limite dans l’expression de nos désirs de réalisation.

C’est quand même dingue, on pourrait croire que je crée moi-même mon propre malheur (cela me fait penser au livre “Faites vous-même votre malheur” de Paul Watzlawick. Faut que je pense à en faire un article)… Et c’est pas faux. Combien de fois je me suis mis dans ce genre de situation où je me suis engagé dans quelque chose pensant pouvoir dépasser mes blocages et au bout d’un certain temps, et même très rapidement, de voir des résistances se mettre en place et observer mes désirs de réalisation se stopper net.

Pour ce coup-ci, j’ai quand même l’impression malgré tout d’être dans une conscience différente. C’est pour cela, après maintes réflexions, que je me suis engagé dans cette formation. Maintenant cette nouvelle conscience est peut-être un leurre. L’avenir me le dira.

Alors ce défi… Le voici :

  • Rédiger et publier un article tous les 2 jours entre le 1er aout et le 31 aout 2018. Ce qui fait au total 16 articles.
  • Consacrer au moins 3 heures par jour au développement de mon blog pendant ce même laps de temps.
  • Etre à l’écoute de la manifestation de ma vulnérabilité et l’apaiser si nécessaire (C’est quand elle se manifeste que des mécanismes de défense se mettent en place ayant pour conséquence de nous ralentir voire nous stopper net dans notre désir de réalisation)

C’est un défi qui peut sembler ambitieux surtout pour une personne qui n’a pratiquement jamais écrit. J’ai tout à y gagner. L’idée pour moi au travers de ce défi est d’apprivoiser ma vulnérabilité. La reconnaissance, l’accueil, l’acceptation de sa vulnérabilité est un passe qui ouvre les portes à la réalisation de soi.

Face à ce défi de créer et poster des articles que j’affiche aux yeux du monde entier (ma mère quoi…), je me sens vulnérable et à la fois très excité de m’y engager pleinement. Je vous partage ce que je ressens là, dans l’instant.

Le fait d’avoir terminé ce premier article (Waouh!!! Félicitations Patrice…) me donne l’envie d’en écrire un deuxième, dans la foulée. Bon on respire, on calme les chevaux, on s’emballe pas… Mais bon… Quand même, c’est trop génial… Yes !!!

A très vite pour la suite… 

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