Comment prendre soin de son Enfant Intérieur

Comment prendre soin de son Enfant Intérieur

24 août 2018 1 Par Patrice Junchat

Une nouvelle rubrique, pour découvrir comment prendre soin de son Enfant intérieur, vient enrichir Émotion Mon Amie. Elle s’appelle Les Chroniques de Titou.

 

Qui est Titou ?


Je vous ai déjà parlé de Titou, sans l’avoir nommé, sous ce pseudo familier, dans un de mes articles précédents, en vous parlant du livre de Margaret Paul. Il s’agit de mon enfant intérieur que j’appelle aussi mon Petit Patrice. C’est mon Petit Moi. Il est symbolisé par cet ours en peluche sur la photo de cet article. C’est un ours en peluche que je me suis acheté pour mes 53 ans en suivant les conseils du livre de Margaret Paul. J’ai vraiment bien aimé effectuer cet acte. Pour la petite anecdote quand je suis allé l’acheter, à la caisse, la vendeuse m’a demandé si je voulais un paquet-cadeau. Je lui ai dit non c’est pour moi. Elle m’a regardé d’un air assez surpris et s’est mise à sourire.

 

Qu’est-ce que l’on trouve sous cette appellation d’enfant intérieur ?


Cette notion regroupe toute l’expression de notre émotionnel. Cela signifie qu’à chaque fois qu’une émotion se manifeste en nous, on peut dire que c’est notre enfant intérieur qui s’exprime.

Pourquoi a-t-on nommé l’expression de notre émotionnel enfant intérieur ?
La raison en est, et vous allez très vite le comprendre, que nos émotions s’originent toutes dans notre prime enfance.

Comment cela ?

Notre personnalité émotionnelle se structure à 80 % entre 0 et 6 ans.
Quand le petit être humain arrive au monde, son cerveau, qui n’est pas complètement formé, est comme le disque dur vierge d’un ordinateur.
L’enfant est au contact de son environnement au travers de son système sensoriel. Chaque information captée par ses sens va être stockée dans son cerveau sans qu’il ne puisse s’y opposer. Son activité cérébrale, du fait que son cerveau ne soit pas complètement formé, ne le lui permet pas.

Pourquoi cela ?

Effectivement, notre cerveau, une fois formé, fonctionne au travers de 5 activités cérébrales. Delta, Thêta, Alpha, Bêta, Gamma. Entre 0 et 6 ans, il n’y en a que 2 actives, Delta et Thêta. La fonction de ces 2 activités ne permet pas de discriminer les informations perçues. Ce qui veut dire que toute information perçue est stockée de manière brute, telle quelle. Durant ces premières années de vie, l’enfant va mémoriser tous les vécus sensoriels, visuels, auditifs, kinesthésiques, olfactifs et gustatifs de son quotidien.

Autour des 6 ans, à ce niveau de développement du cerveau, apparait une 3e activité cérébrale, l’onde Alpha. Elle va favoriser la discrimination des informations perçues. Ces informations seront analysées sur un mode de comparaison de données. Données captées par les cinq sens comparées à celles déjà stockées.

Pour résumer

Donc, le cerveau analyse les informations perçues par le système sensoriel. Puis recherche dans son stock de données si des informations similaires existent. S’il trouve une information similaire, il va identifier à quelle information émotionnelle elle est rattachée et réactiver cette émotion. De suite, un comportement en lien avec l’émotion se mettra en place. À savoir que tout ceci se passe méga ultra rapidement et la plupart du temps inconsciemment. C’est toute l’histoire de la madeleine de Proust.

Je vous partage un souvenir pour mieux comprendre.

Vous allez pouvoir vous y identifier simplement en changeant les chanteurs et certainement l’année.

Le tube « Hotel California » des Eagles est sorti en 1976. C’était l’année de mes 14 ans. Cet été-là, je passais mes vacances dans un camping, en bord de mer, en Bretagne. Toutes mes soirées étaient accompagnées par cette chanson qui m’a laissé un souvenir émotionnellement waouh !!! Il faut dire aussi qu’elle était liée à l’amour d’un été.

enfant intérieur 3Si j’entends, aujourd’hui, au hasard d’une programmation de radio ce tube des années 70 (allez-y cliquez sur l’image, écoutez un peu, puis revenez à la lecture), instantanément aux premières notes musicales un état physiologique s’installe, un sourire intérieur prend place, le temps se suspend, et je suis téléporté à vitesse tackyonique sur une des plages du fameux camping. Je me retrouve dans un corps à corps distancié d’au moins 10 cm aux rythmes de cette musique envoûtante essayant de trouver le moment juste pour pouvoir diminuer cette maudite distance que je mettais du temps à franchir. Et oui je n’osais pas m’approcher de trop ! Heureusement que cette chanson durait longtemps… J’en serais toujours reconnaissant au groupe Eagles pour cela.

Vous avez certainement à l’esprit une situation vécue sur un processus similaire. D’un moment de vie inoubliable passé et resté en votre mémoire pour l’éternité. Ce processus fonctionne également pour les souvenirs moins agréables. S’il y a ce désir, il est possible d’intervenir pour changer cela. Ce sera l’objet d’articles à venir.

Tout ceci pour expliquer ce processus de comparaison de données qui régit notre vie.

D’où cette notion d’enfant intérieur, toujours présent en nous, relatif à nos premières émotions de vie, faisant références absolues. Comme un mètre étalon.

William Shakespeare lui-même le disait

« Nos soupirs, ne sont que des soupirs déjà soupirés »

 

Pourquoi doit-on faire parler notre enfant intérieur ?

Nous souffrons émotionnellement et continuons de souffrir du simple fait de ne pas être à l’écoute de nos émotions, de ne pas entendre notre enfant intérieur.
Il est vital pour une bonne santé, d’écouter nos émotions. D’aller à leur rencontre, d’avoir le désir de s’en faire vraiment des amies intimes. Si je ne les écoute pas, je tombe malade. La maladie peut s’exprimer sous différentes formes, psychologique, physique, relationnelle, émotionnelle, etc.

Nous nous devons de prendre en charge cette partie de nous qui souffre. Si nous ne le faisons pas c’est comme si il y avait non-assistance à personne en danger. On pourrait même, symboliquement, porter plainte contre nous pour maltraitance d’enfant. Développer cette conscience-là n’est pas chose facile. Émotion mon amie œuvre dans ce sens.

 

Comment communiquer avec notre enfant intérieur ?


Un grand nombre de moyen sont répertoriés pour communiquer avec nos émotions, pour faire parler notre enfant intérieur, notre “Petit Nous”. Il y en a un que j’affectionne particulièrement et que je trouve très intéressant quant aux résultats obtenus. Il est décrit dans le livre « Le pouvoir de votre autre main » de Lucia Capacchione. J’ai été fasciné par ce livre (un de plus).

enfant intérieur 2Pour la mise en pratique, l’idée est toute simple. C’est une méthode liée à l’écriture.

On a tous une main dominante. Si on a une main dominante, on en a une autre qui ne l’est pas. On appelle celle qui ne l’est pas « l’autre main ». D’où le titre du livre « Le pouvoir de votre autre main ». Et c’est de celle-ci dont on va se servir. L’utilisation de votre autre main met en activité votre cerveau droit, le cerveau émotionnel, l’Enfant Intérieur. Elle en est sa représentante.

Si vous êtes droitier ce sera votre main gauche et inversement. Ce qui nous reste à faire est de commencer à entamer un dialogue. Attention préparez-vous à être surpris par ce qui va s’écrire de votre autre main sous vos yeux.

 

enfant intérieur 5

Allez-y prenez le temps de créer une intimité avec vous-même pour

 

Faire connaissance avec votre autre main (avec votre Enfant intérieur)

    • Munissez-vous d’une feuille de papier et d’un crayon
    • Prenez votre crayon avec votre autre main (nommée aussi main non directrice), celle avec laquelle vous n’avez pas l’habitude d’écrire.
    • Écrivez votre nom sans vous soucier de la netteté, de la lisibilité ou de la calligraphie.
    • Maintenant, notez, en 3 à 5 lignes, tout ce que vous ressentez en écrivant avec cette main. Ne vous préoccupez pas de l’orthographe, de la grammaire, de la syntaxe ou du vocabulaire.


Lisez ce que vous avez écrit puis passez le crayon à votre main directrice (votre main dominante)

Ecrivez votre réaction à ce que vous avez écrit avec l’autre main en répondant à ces questions.

  • Quelle sensation avez-vous éprouvée en le faisant ?
  • Que ressentez-vous à la vue de cette écriture ?
  • Quelles sont les autres pensées ou sensations qui ont surgi au cours de cette expérience ?
  • Comment avez-vous réagi en agissant de façon différente devant cette situation inhabituelle inconnue ?

À mesure que vous écrirez avec l’autre main, la maladresse initiale disparaîtra peu à peu. Soyez à l’écoute de tout sentiment nouveau ou d’éventuelles prises de conscience.

À chaque fin de chronique de Titou, il y aura des propositions, comme celles-ci, pour créer du lien, pour entrer au contact avec votre Enfant Intérieur.

 

Vous pouvez partager votre expérience dans les commentaires ci-dessous.

 

Tous les matins avec Titou nous nous rencontrons au travers de l’écriture de mon autre main. Il me partage tous ces états d’âme pour mon plus grand plaisir.

 

Pourquoi une chronique ?

 

  • Une chronique et un bon moyen de continuer de travailler sur moi en m’occupant de mon enfant intérieur.
  • L’engagement dans la publication d’une chronique m’apporte une motivation supplémentaire.
  • Elle se veut aussi être une démonstration de la manière dont on peut travailler sur soi au quotidien.
  • En la lisant régulièrement, elle peut, peut-être vous motiver à faire de même.
  • Pour Mon Petit Patrice, elle le légitime. Hyper content d’avoir une place dédiée sur ce blog pour pouvoir y partager ce qu’il vit. Dans sa deuxième année de CP, il participait à l’activité d’imprimerie qui éditait un petit journal destiné à être vendu. Cela lui laisse un très, très, bon souvenir.

 

Et vous alors… et votre enfant intérieur ?

Comment se porte ce “Petit Vous”, en vous ? Vous êtes-vous déjà posé la question ?

Soyez sûr que si vous avez des émotions c’est votre Petit Vous qui cherche à vous dire quelque chose. Si on ne prend pas le temps de l’écouter, on pourrait dire qu’il y a maltraitance d’enfant.

Votre “Petit Vouscrie en permanence et de manière incessante ceci :

“J’ai besoin de toi… j’ai besoin de toi… j’ai besoin de toi…”

Tant qu’il n’est pas entendu il continuera à se manifester et de plus en plus fort et de plus en plus souffrant.

Recréer ce lien est vraiment une des clés pour développer plus de mieux-être.

À très vite dans les Chroniques de Titou.

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